Comment choisir la technique de fécondation assistée ?

Comment choisir la technique de fécondation assistée ?

11 février 2021 0 Par Camilia

 

Il existe différents types de fécondation assistée. Aujourd’hui, la recherche scientifique et l’innovation technologique permettent d’utiliser différentes techniques de PMP (Procréation Médicalement Assistée), à choisir après une étude diagnostique précise, ou après avoir identifié la cause de l’infertilité, afin de parvenir à la conception. Ce sera donc le médecin spécialiste, sur la base de ces évaluations, qui déterminera la technique la plus adaptée pour vous et votre partenaire. Mais combien y en a-t-il ? Comment faire ?

Insémination intra-utérine (IIU)

L’insémination intra- utérine ou artificielle (IIU) implique la libération du sperme masculin directement dans la cavité utérine, au moment de l’ovulation identifiée par une surveillance attentive. Le but est de favoriser la rencontre entre l’ovule et le sperme et d’avoir une fécondation naturelle au sein de l’organisme féminin. Pour cette raison, il ne faut pas la confondre avec la fécondation in vitro (FIV et ICSI) dans laquelle la rencontre des gamètes a lieu dans une éprouvette. Ce traitement est indiqué en cas de troubles de l’ovulation ou de légères anomalies de qualité et de numération des spermatozoïdes.

FIV

La FIV (fécondation in vitro et transfert d’embryons) est le type de PMA le plus courant. Il est indiqué en cas d’obstruction des trompes de Fallope, d’endométriose, de troubles de l’ovulation, en cas d’échecs multiples d’insémination intra-utérine (IIU) ou lorsque le partenaire masculin présente un léger déficit de numération des spermatozoïdes. De quoi s’agit-il ? 

Il s’agit d’une stimulation ovarienne (entre 10 et 12 jours) et du prélèvement d’ovocytes matures, qui sont ensuite placés sur une plaque de culture (tube à essai / in vitro) avec les spermatozoïdes du partenaire masculin. 

Une fois que la fécondation a eu lieu de manière naturelle (bien qu’en dehors du corps de la femme), l’embryon est laissé se développer dans le laboratoire pendant 3 à 5 jours puis inséré dans l’utérus. Le prélèvement des ovules est réalisé en salle d’opération, sous sédation ; au lieu de cela, le transfert d’embryon est indolore et rapide.

ICSI

L’ICSI ou injection intracytoplasmique de spermatozoïdes est utilisée lorsque le sperme masculin présente de graves déficits quant à la quantité, la qualité, la morphologie ou la motilité des spermatozoïdes. Il est également utilisé lorsque les FIV précédentes ont échoué ou si les gamètes ont été congelés. En fait, comme son nom l’indique, il consiste à injecter un seul spermatozoïde directement dans l’ovule dans une éprouvette. La fécondation se produit donc mécaniquement et non naturellement comme dans la FIV. Pour le reste, prélèvement de gamètes et transfert d’embryons, la voie thérapeutique est la même.

IMSI

L’ IMSI ( Intracytoplasmic Morphologically Selected Sperm Injection) est un type particulier d’ICSI. Il consiste toujours en l’injection d’un spermatozoïde à l’intérieur de l’ovule, mais il n’est utilisé qu’après divers échecs avec les techniques précédentes et implique une sélection de spermatozoïdes de haute qualité (6600x) selon les critères de la méthode Msome afin de mieux utiliser morphologiquement les spermatozoïdes augmentant les chances de réussite de la fécondation assistée.

TESA et TESE

Ce sont des méthodes de récupération testiculaire des spermatozoïdes, nécessaires en cas d’azoospermie. En particulier :

  • TESE (Testicular Sperm Extraction) : consiste en l’extraction chirurgicale du tissu testiculaire.
  • TESA (Testicular Sperm Aspiration) : dans l’aspiration percutanée de tubules séminifères avec une aiguille fine.

Les spermatozoïdes récupérés avec ces méthodes peuvent être micro-injectés dans l’œuf, dans le cadre d’un traitement de fécondation assistée.

La fécondation hétérologue

Lorsqu’une femme est d’un âge avancé, elle est jeune mais a un déficit ovarien ou dans d’autres cas liés à l’ovulation, il est donc désormais possible de recourir au don d’ovules et de procéder à une fécondation in vitro avec les spermatozoïdes du partenaire masculin. De la même manière, il est possible de procéder à l’utilisation du sperme donné si les spermatozoïdes de l’homme sont totalement absents ou de très mauvaise qualité.